Pour nous enfin des vacances
Le Cap Brun cache dans ses anses
De délicieuses récompenses
Enfants en rire, poissons en transe
Un air marin bien de France
Méditerranée des sens
Sur ses plages la douce errance
D'une riviera sans décadence
Criques d'eau claire en opulence
Et qui défont toutes les Croyances
C'est là qu'à rien on ne pense
Et seule notre mémoire danse
17.8.10
11.8.10
Tour de Brice
Dans la tempête médiatique que traverse le Sarkozysme, on regrette cet été le choix délibéré de revenir vers les plus laids fondements du populisme et de la diversion de bas étage.
En témoigne la montée au front du ministre de l'intérieur qui est l'ultime incarnation de deux fléaux de ce régime: l'un étant le visage démagogique et opportuniste, l'autre étant le copinage et le népotisme avérés à l'origine même de sa nomination Place Beauvau.
9.8.10
Inception
Nous pensions que nos rêves nous permettaient de lire l’inconscient. Inception nous propose de créer des rêves, rentrer dans ceux des autres et manipuler leurs inconscients, leur penchants jusqu'à même même y implanter des idées. Un défi créatif qui heureusement passe très vite de dix premières minutes incompréhensibles comme de rigueur dans le genre science-fiction à une vraie bonne aventure planifiée à la Mission Impossible.
Les acteurs sont à la hauteur du challenge. Avec des effets spéciaux considérables, on rentre dans leur jeu et dans leurs rêves. Leonardo di Caprio est très convaincant et il s'impose désormais comme un grand acteur dans la lignée de sa performance dans "Blood Diamonds" ou"Revolutionary Road" (Noces Rebelles). Seule Marion Cotillard manque d'éclat. Elle est réduite à une « projection », enfermée dans une pâle image rêvée, répétitive et doucereuse de ce qu’aurait été son personnage.
Mais la machine à rêves est une machine de guerre cinématographique qui nous tient à bout de souffle. La fin est bonne et malicieuse. Inception est à ne pas rater.
Mais la machine à rêves est une machine de guerre cinématographique qui nous tient à bout de souffle. La fin est bonne et malicieuse. Inception est à ne pas rater.
7.8.10
Bains de mer
Après mes premières baignades pour le moins rafraichissantes à Brighton ou dans le Devon, la joie de se retrouver en semi-apesanteur dans les eaux claires et chaudes du littoral varois est immense. Nous le disions ce matin encore, nous avons bien de la chance en France d’y gouter tous les matins avec presque pas de foule pour nous disputer les places sur le sable ni même les places de parking. Dans la mer, tout parait bien plus simple, évident. Sans elle, l'été ne serait pas le même. Les vacances prennent une autre dimension dans l’immensité de la grande bleue. Les soucis restent un peu sur la plage et les blackberrys aussi.
5.8.10
L'été des écueils
Comment réagir au discours de M. Sarkozy à Grenoble ?
Ma première réaction est d’abord d’en condamner la forme, le ton et les circonstances indépendamment du fond (déchéance de nationalité pour les Français d’origine étrangère ayant attaqué des forces de l’ordre). Car avant de discuter de la pertinence ou la justesse de la mesure elle-même, on ne peut que regretter que le Chef d’Etat s’abaisse à agiter les sujets populistes dès qu’il se sent débordé par les affaires ou par son impopularité.
Sur le fond, ma réaction est plus perplexe. J’ai l’avantage d’appartenir en théorie à ces Français d’origine étrangère qu’on met tout d’un coup sur la sellette. Même si je suis bien loin de m’identifier à ceux qui sont visés par M. Sarkozy, je sens –légèrement- qu’on me montre du doigt aussi et c’est désagréable et injuste. Avec moi et bien loin de ces bandes de criminels qui ont servi d’argument à ce discours, il existe des centaines de milliers de Français « d’origine étrangère » qui ne demandent qu’à vivre tranquilles et heureux dans ce pays. Leurs sentiments vis-à-vis de cette énième joute verbale démagogue doivent être aussi amers.
Sans parler du réveil anti-Rom qui est aussi opportuniste que nauséabond. Pour compléter ce tableau pathétique, Il ne manquerait plus qu’une réédition du Matin Vichyste qui pourfende cette fois les étrangers et les Rom comme ultimes responsables des malheurs de la France. Soixante ans après l’été 1940, on est déçus que le pouvoir puisse encore se saisir - sans scrupules - de sentiments racistes pour cacher l’ampleur de ses soucis et ses déconfitures.
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