15.2.10

(Big) Brothers

Au delà de la critique un peu mitigée, au delà du scénario hollywoodien forcement simpliste, au delà du Taliban trop cruel et du soldat trop beau, Brothers est un film qui vous prend.

Parce que le sujet est le dégât que la guerre provoque sur les hommes. Dans le jeu talentueux des trois acteurs, on revit cette souffrance, on est forcément touché. Loin des impersonnelles images de chars qui tapissent les reportages télévisés, c'est la chair qui souffre dans ce film. Et les blessures de Brothers sont sur les corps mais surtout dans les cœurs.
Natalie Portman est belle et pure. Jake Gyllenhaall est sensationnel. Tobey Maguire nous emmène jusqu’au bout de son enfer. A voir et méditer, on en sort le cœur gros.

9.2.10

Burqage de crane

La loi contre la burqa, si elle est votée, sera forcément mal née.

Elle ne provient pas d’une nécessité ou d’une volonté populaire avérée et urgente. Elle est instiguée, soufflée aux électeurs et savamment markétée: on la fait passer pour un vrai besoin alors qu'elle n'est qu'un leurre. « Mais si, mais si, nous martèle-t-on, on a urgemment besoin d’une loi contre la burqa ». Cela en fait un débat vicié qui vient du haut a l’inverse de celui sur le voile aux Lycées qui est véritablement né dans les établissements et dans les bureaux de proviseurs.


Le titre de cette loi contre la burqa est déjà une erreur dans la mesure où l’habit afghan n’est pas une réalité en France. Là encore, dans des sujets qui par nature portent vite à confusion, on tombe volontairement et les deux pieds joints dans la flaque nauséabonde de l’islamophobie, on joue la carte de l’amalgame sur le terrorisme et les talibans débarquant dans nos banlieues…
 Ce qui rend cette loi inopportune, c’est aussi l’empressement malsain de ses partisans, avec à leur tête l’ambitieux Jean-François Copé finalement bien discret sur les vrais sujets qui nous préoccupent tous, la croissance, l’emploi des jeunes en France ou la réforme des retraites.

Puis encore et toujours, n'a-t-on déjà pas trop de lois en France?

5.2.10

I love Mika


Il y a de ces chansons qui aux premières notes envahissent le cerveau, la pensée dépose les armes, l’esprit s’envole, le travail musical y est intense et sophistiqué.
Et tout de suite dès le premier refrain on sait que c’est un tube. Au deuxième refrain, on commence déjà à chantonner. (tout du moins moi...). Au troisième ca résonne dans nos têtes et ca s’impose comme un classique. Indiscutable.

Rain de Mika est de ces chansons. Quelle star. En plus il est né a Beyrouth. Magique Liban!

4.2.10

Gaza pour les gourmets (interdit aux âmes sensibles)


PREPARATION

1- Choisissez une bande de terre semi-désertique de 360 km2.
2- Enfermez-y 1,5 millions de pauvres dont 85% sont des refugiés.
3- Commencez par occuper pendant trente ans sans construire la moindre infrastructure et sans envisager aucune possibilité de développement.
4- Fatiguez bien la population par une absence de droits totale.
5- Pour les experts de la manipulation, poussez le vice jusqu'à installer deux ou trois de vos colonies peuplées de fanatiques que vous évacuerez sous les caméras en simulant des concessions énormes pour la paix.

CUISSON

6- Retirez vos troupes suffisamment vite de ce territoire qui est alors devenu une poudrière et ou l’argent islamiste et iranien s’est substitué à tout Etat de droit.
7- Instaurez un blocus continu et strict de ce territoire. Empêchez ses habitants de travailler, si ce n’est pour les islamistes.
8- Détruisez de temps en temps la ville, son aéroport, ses postes de police par un déluge de feu tel que même les bâtiments de l’ONU soient anéantis.

PRESENTATION


 9- Construisez un mur pour contingenter ce micro-enfer en espérant presque que le tout puisse un jour imploser et disparaitre dans un trou noir. (recette égyptienne)
10- Puis enfin, et surtout, lavez-vous bien les mains et servez bien chaud.
11- Présentez tout cela dans une guerre contre les terroristes avec une pincée de "légitime défense".


(40 ans environ)

2.2.10

Gainsbourg etc...

Déception sur Gainsbourg (vie héroïque).



Pourtant les ingrédients sont bon, le personnage est unique, la bande originale reste une valeur sure et les acteurs d’une similitude troublante. La déception n’en est que plus amère.


Deux heures de tableaux qui s’enchainent sans réalisme. Pas une seule vraie conversation volée ou inventée. Pas une véritable scène de ménage avec Birkin. Encore moins une beau dialogue avec Charlotte.
Un amoncellement de clichés comme dans un mauvais documentaire. Les émotions y sont religieusement évitées. Avec en prime, une marionnette ridicule qui joue le rôle du démon caché, ad nauseam.


Certes, il y a une belle scène ou deux. Un Comic strip Casta-Bardot qui vous réveille, une Javanaise feutrée dans un Paris qui danse mais la magie s’arrête là. Le film de Joann Sfar n’a d’héroïque que le nom, il ne nous apprend pas grand chose et ne nous fait aucunement pénétrer dans la vie de ce géant de la musique. Superficielle biographie. Le mystère Gainsbourg reste intact.