9.2.10
Burqage de crane
Elle ne provient pas d’une nécessité ou d’une volonté populaire avérée et urgente. Elle est instiguée, soufflée aux électeurs et savamment markétée: on la fait passer pour un vrai besoin alors qu'elle n'est qu'un leurre. « Mais si, mais si, nous martèle-t-on, on a urgemment besoin d’une loi contre la burqa ». Cela en fait un débat vicié qui vient du haut a l’inverse de celui sur le voile aux Lycées qui est véritablement né dans les établissements et dans les bureaux de proviseurs.
Le titre de cette loi contre la burqa est déjà une erreur dans la mesure où l’habit afghan n’est pas une réalité en France. Là encore, dans des sujets qui par nature portent vite à confusion, on tombe volontairement et les deux pieds joints dans la flaque nauséabonde de l’islamophobie, on joue la carte de l’amalgame sur le terrorisme et les talibans débarquant dans nos banlieues…
Ce qui rend cette loi inopportune, c’est aussi l’empressement malsain de ses partisans, avec à leur tête l’ambitieux Jean-François Copé finalement bien discret sur les vrais sujets qui nous préoccupent tous, la croissance, l’emploi des jeunes en France ou la réforme des retraites.
Puis encore et toujours, n'a-t-on déjà pas trop de lois en France?
5.2.10
I love Mika
Il y a de ces chansons qui aux premières notes envahissent le cerveau, la pensée dépose les armes, l’esprit s’envole, le travail musical y est intense et sophistiqué.
Et tout de suite dès le premier refrain on sait que c’est un tube. Au deuxième refrain, on commence déjà à chantonner. (tout du moins moi...). Au troisième ca résonne dans nos têtes et ca s’impose comme un classique. Indiscutable.
Rain de Mika est de ces chansons. Quelle star. En plus il est né a Beyrouth. Magique Liban!
4.2.10
Gaza pour les gourmets (interdit aux âmes sensibles)
PREPARATION
1- Choisissez une bande de terre semi-désertique de 360 km2.
2- Enfermez-y 1,5 millions de pauvres dont 85% sont des refugiés.
3- Commencez par occuper pendant trente ans sans construire la moindre infrastructure et sans envisager aucune possibilité de développement.
4- Fatiguez bien la population par une absence de droits totale.
5- Pour les experts de la manipulation, poussez le vice jusqu'à installer deux ou trois de vos colonies peuplées de fanatiques que vous évacuerez sous les caméras en simulant des concessions énormes pour la paix.
CUISSON
6- Retirez vos troupes suffisamment vite de ce territoire qui est alors devenu une poudrière et ou l’argent islamiste et iranien s’est substitué à tout Etat de droit.
7- Instaurez un blocus continu et strict de ce territoire. Empêchez ses habitants de travailler, si ce n’est pour les islamistes.
8- Détruisez de temps en temps la ville, son aéroport, ses postes de police par un déluge de feu tel que même les bâtiments de l’ONU soient anéantis.
PRESENTATION
9- Construisez un mur pour contingenter ce micro-enfer en espérant presque que le tout puisse un jour imploser et disparaitre dans un trou noir. (recette égyptienne)
10- Puis enfin, et surtout, lavez-vous bien les mains et servez bien chaud.
11- Présentez tout cela dans une guerre contre les terroristes avec une pincée de "légitime défense".
(40 ans environ)
2.2.10
Gainsbourg etc...
Déception sur Gainsbourg (vie héroïque).
Pourtant les ingrédients sont bon, le personnage est unique, la bande originale reste une valeur sure et les acteurs d’une similitude troublante. La déception n’en est que plus amère.
Deux heures de tableaux qui s’enchainent sans réalisme. Pas une seule vraie conversation volée ou inventée. Pas une véritable scène de ménage avec Birkin. Encore moins une beau dialogue avec Charlotte.
Un amoncellement de clichés comme dans un mauvais documentaire. Les émotions y sont religieusement évitées. Avec en prime, une marionnette ridicule qui joue le rôle du démon caché, ad nauseam.
Certes, il y a une belle scène ou deux. Un Comic strip Casta-Bardot qui vous réveille, une Javanaise feutrée dans un Paris qui danse mais la magie s’arrête là. Le film de Joann Sfar n’a d’héroïque que le nom, il ne nous apprend pas grand chose et ne nous fait aucunement pénétrer dans la vie de ce géant de la musique. Superficielle biographie. Le mystère Gainsbourg reste intact.
Pourtant les ingrédients sont bon, le personnage est unique, la bande originale reste une valeur sure et les acteurs d’une similitude troublante. La déception n’en est que plus amère.
Deux heures de tableaux qui s’enchainent sans réalisme. Pas une seule vraie conversation volée ou inventée. Pas une véritable scène de ménage avec Birkin. Encore moins une beau dialogue avec Charlotte.
Un amoncellement de clichés comme dans un mauvais documentaire. Les émotions y sont religieusement évitées. Avec en prime, une marionnette ridicule qui joue le rôle du démon caché, ad nauseam.
Certes, il y a une belle scène ou deux. Un Comic strip Casta-Bardot qui vous réveille, une Javanaise feutrée dans un Paris qui danse mais la magie s’arrête là. Le film de Joann Sfar n’a d’héroïque que le nom, il ne nous apprend pas grand chose et ne nous fait aucunement pénétrer dans la vie de ce géant de la musique. Superficielle biographie. Le mystère Gainsbourg reste intact.
29.1.10
Blair vicié
Que penser de Tony Blair?
Charismatique, oui. Intelligent, certes. Brillant, sans doute.
Il comparait aujourd’hui hui dans le cadre de la commission Chilcot chargée de tirer les leçons de la guerre en Iraq. Il va surement s’en sortir par une savante pirouette verbale, un peu de mauvaise foi et une touche d’empathie. Mais il ne faut pas oublier qu’en 2003, il avait envoyé les troupes britanniques pourchasser des armes chimiques inventées malgré la plus grosse manifestation anti-guerre de l’histoire du Royaume-Uni.
Il ne faut pas omettre comment il a cédé à la folie guerrière d’un George W Bush et au diktat du complexe militaro-industriel…
Plus que jamais maintenant, l’Occident reconnait l’immoralité de cette guerre, son apport nul, voire négatif a la lutte contre le terrorisme et son intention falsifiée de combattre la dictature et la répression alors qu’on les laisse s’épancher sans un mot en Chine, en Afrique et ailleurs.
100 000 morts en Iraq auraient peut-être pu être évitées. 100 000 familles endeuillées. Cela restera pour moi le chiffre le plus parlant pour décrire l’héritage de Tony Blair, bien avant son talent politique ou son cruel et efficace pragmatisme.
Charismatique, oui. Intelligent, certes. Brillant, sans doute.
Il comparait aujourd’hui hui dans le cadre de la commission Chilcot chargée de tirer les leçons de la guerre en Iraq. Il va surement s’en sortir par une savante pirouette verbale, un peu de mauvaise foi et une touche d’empathie. Mais il ne faut pas oublier qu’en 2003, il avait envoyé les troupes britanniques pourchasser des armes chimiques inventées malgré la plus grosse manifestation anti-guerre de l’histoire du Royaume-Uni.
Il ne faut pas omettre comment il a cédé à la folie guerrière d’un George W Bush et au diktat du complexe militaro-industriel…
Plus que jamais maintenant, l’Occident reconnait l’immoralité de cette guerre, son apport nul, voire négatif a la lutte contre le terrorisme et son intention falsifiée de combattre la dictature et la répression alors qu’on les laisse s’épancher sans un mot en Chine, en Afrique et ailleurs.
100 000 morts en Iraq auraient peut-être pu être évitées. 100 000 familles endeuillées. Cela restera pour moi le chiffre le plus parlant pour décrire l’héritage de Tony Blair, bien avant son talent politique ou son cruel et efficace pragmatisme.
28.1.10
Liban: alerte à l'incivisme
C'est l'endroit ou on se targue d'avoir les meilleures universités de la région, c'est une ville ou - à l'inverse d'un Moyen-Orient obscurantiste - foisonnent journaux, maisons d'édition, théâtres, festivals et expositions. Ce sont des rues ou les jeunes se retrouvent dans d'innombrables cafés, restaurants, boites de nuit et parlent deux à trois langues presque comme dans une métropole européenne. C'est la cité des mosquées serrées contre les églises et ou la synagogue est restaurée...
C'est aussi le pays qui n'en finit plus de perdre son héritage. C'est là qu’on démolit sans aucun état d'ame de beaux palais du XIXeme pour les remplacer en tours hideuses. Ce sont ces promoteurs qui renoncent volontiers à un toit en tuile rouge, à des arcades aux allures italiennes pour nous fabriquer vite et mal un Dubaï version anarchique ou règnent sans partage les bulldozers et les centres commerciaux. C'est bien la ville ou le moindres lois d'urbanisme sont mises à mort, ou les parcs sont anecdotiques, ou respecter un feu rouge reste un acte farfelu et ou la voie ferrée a été remplacée par une route goudronnée (c'est difficile à croire mais vrai!). Ce sont les bars enfumés ou parler de loi anti-tabac me fait passer pour un idiot.
A chacun de mes passages nostalgiques a Beyrouth, je me demande: Quand les Libanais commenceront-ils à se soucier de civisme et d'Etat? N'est-il pas grand temps de renoncer à ce grand mythe irresponsable du phénix qui se détruit et se renouvelle, avant que le ciment ne remplace le dernier cèdre?
24.1.10
Les records d'Avatar
Le record des effets spéciaux bien sûr, innombrables et sophistiqués sans qu'ils ne soient en tout cas pour moi le seul intérêt du spectacle.
Le record du manichéisme tant l'Homme est dépeint dans sa plus vénale et cruelle nature contre le grand indigène extra-terrestre, loyal, fort, pur et épris de spiritualité.
Le record de l'écologisme par sa vision fantasmée d'une Nature qui à la fois effraie, materne et nourrit l'homme dans une harmonie utopique.
Le record de l'antimilitarisme, par l'horreur qu'y inspirent les machines à tuer pilotées par des Rambos assoiffés de violence...
Les thèmes sont d'actualité, l'image surprenante, l'action soutenue. Avec une histoire d’amour entre races pour nous attendrir. L'alchimie du cinéma américain est passée à une vitesse supérieure, à ne pas rater.
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